Résumé

Auguste Hus Paris à la fin de 1816, ou Trois lettres à l'ordre du jour… (1816)

Les ténèbres morales s'emparèrent de nouveau des domaines du grand homme des siècles barbares, sur lesquels il avait jeté pendant quelques années l'enchantement du génie. Respectons la mémoire de Charlemagne; car s'il n'eût pas existé, le sentiment de la gloire, celle noble passion, cette flamme des grandes âmes, n'eût point formé ces Rois législateurs et pères de leurs sujets , ces Rois qui sont immortels parce qu'ils furent bons; et qui furent bons parce qu'ils étaient éclairés ; l'ignorance n'a jamais produit que du mal sur la terre.
Source : Gallica

Auguste Hus Paris à la fin de 1816, ou Trois lettres à l'ordre du jour… (1816)

Sr M. de Mairan a dit qu'une bonne action rafraîchissait le sang , quel sujet heureux que l'histoire de Henri IV, loi dont le règne entier fut une bonne action continuelle envers toute une nation et envers l'humanité ! car l'histoire d'un bon Roi comme Henri IV, comme Louis XVIII, fait, si l'on peut s'exprimer ainsi, la police du monde en servant de modèle à tous les Rois, en exerçant de l'influence sur tous les siècles. Henri IV est, parmi les Rois, ce qu'est Fénélon parmi les prêtres, Socrate et Plutarque parmi les anciens, et Montaigne parmi les philosophes modernes.
Source : Gallica

Auguste Hus Paris à la fin de 1816, ou Trois lettres à l'ordre du jour… (1816)

FRAGMENT SUR CHARLEMAGNE.
TROIS puissances avaient gouverné le monde : la force physique , les idées surnaturelles , et à de grandes distances , la justice sous les traits de quelques bons Rois ; mais ces lueurs de bonheur pour l'espèce humaine faisaient bien lot place à l'ignorance et à la férocité des temps barbares, ou, ce qui est bien pire, d'une fausse civilisation. L'homme qui se trouvait un peu au-dessus de ces siècles de ténèbres, accusait les lois de l'univers de n'avoir rien fait pour l'homme de bien.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature