Lettre à M. le comte***, pair de France… (1818)
“ Le gouvernail de nos finances venait de passer dans de nouvelles mains; les besoins d'argent étaient toujours comme spontanés et des plus pressans ; l'on montrait si constamment la corde, en négociant toujours à la hâte et aux cours les plus désavantageux , soit des rentes, soit des bons de la caisse de service, que, malgré l'immense richesse de la France, et le peu d'importance de ses dettes, il lui arriva ce qui arrive à tout banquier, quelque riche qu'il soit, qui ne paie pas exactement, qui ne veille pas constamment au maintien de son crédit : celui de la France diminua de plus en plus. ”
