Résumé

Réponse de M. le comte ***, pair de France… (1818)

Plût à Dieu que la France n'eût jamais eu des ministres moins habiles que n'ont été quelques abbés, quand nous ne prendrions au hasard que le cardinal de Richelieu, et le cardinal de Fleury ! Et plût à Dieu qu'on rencontrât partout la même profondeur de savoir, le même talent, le même amour du bien, et le même désintéressement, dont le clergé de France a donné de si éclatans exemples.
Source : Gallica

Réponse de M. le comte ***, pair de France… (1818)

Mais il faut être militaire pour savoir ce que les militaires ont fait, et combien il est de braves qui, par l'économie que l'état est obligé de s'imposer, se trouvent réduits à la position la plus pénible. Et je ne me sentirais pas affecté de voir des gens de finance, des étrangers surtout, s'enrichir, outre mesure, à nos dépens, et faire encore étalage de générosité, envers d'autres gens de finance, qui n'ont rendu aucun service signalé, ou même aucun service à l'état, et qui sont déjà fort riches!
Source : Gallica

Réponse de M. le comte ***, pair de France… (1818)

C'est un préjugé essentiellement faux, et vous m'accorderez bien le droit d'être ici l'avocat, tant du commercé en général, que surtout du haut commerce et dé la haute finance. Quand on est parvenu au point d'y jouer un rôle éminent, l'honneur n'intéresse-t-il pas infiniment plus que l'argent ? Car, si on pouvait se permettre jamais d'oublier les principes que la probité prescrit (ce que je suis fort loin d'admettre) , ne savons-nous pas que ce n'est pas avec des millions qu'une réputation se rachète?
Source : Gallica

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