Résumé

Cléante La Dette publique en France, étude et analyse d'un article de M. P. Leroy-Beaulieu… (1875)

L'ensemble des crédits demandés par le gouvernement pour l'exercice 1875 s'élève à près de 2 milliards 600 millions ; les intérêts de notre dette, 1 milliard 26 millions, comme nous l'indiquions tout à l'heure, prélèvent 40 pour 100 des ressources budgétaires ; nous ne devons pas porter éternellement ce fardeau, qui est de nature à entraver singulièrement la liberté d'action d'un pays qui ne veut pas de désintéresser pour toujours des grandes affaires et des grandes entreprises internationales.
Source : Gallica

Cléante La Dette publique en France, étude et analyse d'un article de M. P. Leroy-Beaulieu… (1875)

La prime de remboursement, pour ainsi parler, est-elle donc un trempe-l'oeil qu'on fait miroiter devant le prêteur ? Je ne sais. Mais espérons, avec M. Leroy-Baulieu, que si jamais la France est obligée de nouveau de recourir au crédit, elle renoncera à l'imprudente habitude de reconnaître aux rentiers un capital notablement plus considérable que celui qu'ils versent, « imitant ainsi les fils de famille « prodigues, qui souscrivent des billets pour « une somme plus forte que celle dont ils « ont profité. »
Source : Gallica

Cléante La Dette publique en France, étude et analyse d'un article de M. P. Leroy-Beaulieu… (1875)

Supposons, au contraire, que, sans se payer de mots qui n'empêchent pas la réalité d'être ce qu'elle est véritablement, l'Etat emprunteur dont je viens de parler n'ait pas hésité à créer tout simplement du 6 pour cent ; il aura, comme dans l'hypothèse de tout à l'heure, 30 millions de rentes à payer pour les 500 millions qu'il aura encaissés ; mais, au moins, le jour où il remboursera ses prêteurs, il n'aura à leur donner que les 500 millions qu'il aura effectivement reçus d'eux, et non pas, comme avec l'autre procédé d'emprunt, 100 millions de plus.
Source : Gallica

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