M. Sacher-Masoch

Résumé

M. Sacher-Masoch Le Faust polonais

Twardowsky voit la ruse et y répond par les mêmes armes. Au moment où le diable veut mettre la main sur lui, il arrache l’enfant nouveau-né de l’aubergiste du berceau où il dort et, protégé par ce bouclier d’innocence, défie l’enfer à son gré. — Mais que devient ta parole de gentilhomme ? s’écrie le diable d’un ton moqueur. À ces mots, le respect du Polonais pour la parole donnée l’emporte. Twardowsky rend aussitôt l’enfant à sa mère et se livre fièrement à son ennemi, qui l’enlève dans les airs.
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M. Sacher-Masoch Le Faust polonais

La tradition a fait de Twardowsky un tout autre personnage ; elle a transformé le savant solitaire et farouche en un brillant gentilhomme, qui pour vivre et mourir gaîment vendit son âme par un pacte infernal écrit sur peau de bœuf, engageant sa parole, son nobile verbum, qu’il se livrerait au diable aussitôt que celui-ci serait entré dans la ville de Rome. En attendant, le diable devait servir Twardowsky. Celui-ci usa de la puissance que l’enfer mettait à ses ordres avec une prodigalité toute polonaise, tant pour son propre plaisir que pour celui de ses amis et du peuple en général.
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M. Sacher-Masoch Le Faust polonais

La première année que mon mari passera en enfer, tu la passeras auprès de moi, à me jurer amour, fidélité, respect et obéissance sans bornes. Veux-tu ? — Le diable fait un bond vers la porte, mais, plus agile que lui, elle tourne la clé, qu’elle met dans sa poche. L’épouvante du malheureux Satan est telle, qu’elle le fait passer par le trou de la serrure, qui depuis reste toute noire.
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