Michel Rameaud

Résumé

Michel Rameaud Cynodon, poésies (1932)

On va prendre chez lui les plantes qu'il émonde, Car leur douce action conserve la santé,
Que ce soit camomille, eucalyptus ou thé,
Verveine ou romarin, maïs à barbe blonde.
Les tisanes qu'il vend prodiguent des douceurs Et rappellent des champs les multiples odeurs Pour mieux réconforter l'organisme débile.
L'herboriste, souvent, pourra vous être utile,
Il connaît la vertu des simples d'autrefois
Que vous foulez aux pieds dans les prés et les bois.
Source : Gallica

Michel Rameaud Cynodon, poésies (1932)

On dit que l'herboriste est un homme vulgaire Dont le rôle est nuisible à la société.
Que son maigre savoir, hélas, ne pèse guère Aux yeux de la Science et de l'Humanité !...
Méprisez des jaloux les paroles méchantes ! Sa culture vaut bien celle de l'épicier Ou de tout commerçant, car le chercheur de plantes Ne peut, sans examen, s'établir boutiquier.
Source : Gallica

Michel Rameaud Cynodon, poésies (1932)

L'article 33 de la loi du 21 germinal an XI, nous dit que toute préparation ayant un caractère pharmaceutique est réservée au pharmacien.
L'article 37 de la même loi ajoute que nul ne pourra vendre des plantes médicinales ou des parties de plantes, sans être reçu herboriste. Non pas pour la santé publique, mais dans le but d'augmenter encore leur monopole, certains pharmaciens voudraient interdire la vente des mélanges de plantes aux herboristes.
Source : Gallica

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