Résumé

Mémoire à monsieur le ministre de l'intérieur… (1874)

Comment n'a-t-il pas senti que, dans la formule de voeu qu'il substitue innocemment à la véritable, les mots : « LE Conseil municipal », ne s'accordent pas avec les mots : « LES Maires »? Comment n'a-t-il pas compris surtout que M. le Maire de Bordeaux, quelque novice qu'il fût dans ses fonctions, n'eût jamais laissé voter comme un voeu d'intérêt local, une motion d'administration générale au premier chef, et presque de politique?
Source : Gallica

Mémoire à monsieur le ministre de l'intérieur… (1874)

Mais, en admettant même que l'expression fût injurieuse et visât le Gouvernement actuel, peut-on rendre le Conseil tout entier responsable d'une insulte échappée à un des trente-trois membres qui le composent? Il est vrai que M. le Préfet nous accuse de nous être approprié les paroles qu'il relève. Mais en quoi faisant? En votant l'impression de la discussion tout entière où elles furent prononcées, discussion qui remplit quatre à cinq colonnes des procès-verbaux de nos séances.
Source : Gallica

Mémoire à monsieur le ministre de l'intérieur… (1874)

Ces raisons se rattachent toutes au choix des administrateurs mis à la tête de notre cité, le 3 février dernier, sur la proposition de M. le Préfet de la Gironde.
Lorsque M. le Préfet, dans des vues purement politiques, voulut remplacer l'honorable M. Fourcand et ses Adjoints par une municipalité nouvelle, il s'adressa d'abord aux personnes que leurs antécédents désignaient à son choix. Mais celles-ci refusèrent toutes. Quiconque avait été honoré, une fois dans sa vie, d'un mandat municipal par ses concitoyens, ne voulut point du rôle de maire ou d'adjoint imposé.
Source : Gallica

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