Résumé

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 10 janvier 1918

Naturellement, tous les soldats le connaissent et l’aiment. Le Aux heures des repas, il va, comme Pierre, faire ses visites ; il arrive aux cuisines, au réfectoire. Comme Pierre, il est trop poli pour demander, mais, assis sur son petit derrière, il vous regarde par en-dessous, avec l’air de dire : « Moi, je mangerais bien de ces bonnes choses-la. » et on le bourre de soupe, de viande, de desserts. Pour manger, il va chez les hommes : pour se distrai on dirait qu’il les sent moins égoïstes, plus près des bêtes
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 10 janvier 1918

J’en ai dit assez pour faire comprendre à un petit garçon ⁁intelligent combien; il été est aimé, et tout ce qu’il a gagné à être bon. Depuis quelques jours il est malade s, et trois fois par jour, en entrant au mess, tous les officiers demandent : « Comment va Marion ?;» et lui apportent, avec des friandises, des caressent: Crois-tu, mon cher Pierre, qu’on s’intéresserait autant à un chien méchant, ou malpropre ?
? Comme le bon chien Marion, sois toujours obligeant, aimable, et tout le monde t’aimera. Ainsi soit-il.
Je t’embrasse, et je t’envoie une ? chaude léchade du bon chien Marion.
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 10 janvier 1918

Quand ⁁s’ il voit que tout va bien, il court joyeusement en secouant la queue. Quand au contraire il s’aperçoit que l’officier est de mauvaise humeur, il jappe, éternue, comme pour dire : « Tas te feignants, est-ce que vous ne pourriez pas mieux vous conduire ? » Dans les charges à la baïonnète, c’est lui qui court en tête, aboyant, hurlant, sautant le fils fil barbelé, les tranchées, et se retournant de temps à autre pour appeler les soldats. Il encourage les soldats qui tombent, attend qu’ils se relèvent puis repart en avant.
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