Résumé

Paris, juin 1876. MM. les sénateurs et MM. les députés… (1876)

Nous voulons parler du droit de vendre, distribuer, donner nos publications, journaux, almanachs, traités religieux, sans être soumis à l'obligation de l'estampille ni à l'autorisation de colportage. Ce droit est pour nous intimement lié au droit de pratiquer notre religion. Le devoir de répandre sa foi est inhérent au droit de croire. Ce droit et ce devoir, sacrés chez tous, le sont plus particulièrement chez les minorités qui, par la force des choses, sont ordinairement méconnues, dénaturées, quelquefois travesties et calomniées.
Source : Gallica

Paris, juin 1876. MM. les sénateurs et MM. les députés… (1876)

Malheureusement l'estampille, qui a été assez étroite et vexatoire pour arrêter des écrits moraux et bienfaisants, s'est montrée parfois assez large pour en laisser passer qu'on pourrait qualifier autrement.
Nous ne demandons pas de répandre tout ce qui nous plaira, sans aucun contrôle; nous demandons, de concert avec la Société des gens de lettres, que la librairie rentre dans le droit commun. Si nous produisons des livres capables de troubler l'Etat ou de corrompre les moeurs, il y a des lois pour nous atteindre.
Source : Gallica

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