Périclès Argyropulos

Résumé

Périclès Argyropulos Revue des Deux Mondes

On sait combien de fois les forces d’Ibrahim vinrent se briser contre le rocher de Mania ; et ce furent toujours les membres de la famille Mavromichalis qui conduisirent les Maniotes à la victoire. Kyriacoulis, frère de Petrombei, mourut glorieusement ; Elie et Ganaky, ses fils, eurent le même sort ; enfin, quarante-cinq personnes de cette famille tombèrent martyrs de notre indépendance ; et l’on peut dire que les Mavromichalis renouvelèrent en Grèce l’exemple qu’avait donné dans Rome la famille des Fabius.
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FAMILLE DES MAVROMICHALIS [1] . Mania est la seule province du Péloponèse, qui, sous la domination musulmane, ait conservé toute sa liberté intérieure, et même quelque reste d’indépendance. Entre ce petit pays et la Porte-Ottomane, il n’existait d’autre rapport que celui du vassal au suzerain, puisque ses habitans, protégés par l’âpreté de leur sol, et toujours prêts à recourir aux armes, n’obéissaient qu’à des chefs de leur choix et de leur nation. La forme du gouvernement était monarchique et patriarcale à l’instar des temps héroïques
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Dans ce nombre est Viaros Capo-d’Istria, frère de l’accusateur ! On n’avait vu un tel scandale que dans les temps de l’odieux despotisme de l’administration vénitienne : la Grèce pouvait-elle croire, en brisant ses fers, que l’homme qu’elle appelait à consolider sa révolution le renouvellerait avec non moins d’audace que d’iniquité ? Il n’est pas hors de propos de remarquer ici que Constantin Mavromichalis s’évada de sa prison, et fut arrêté de nouveau en tombant dans un piége qui dénotait dans son auteur le manque le plus complet de moralité.
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