Résumé

Quelques réflexions sur le remboursement de la dette publique (1824)

L'Angleterre, qui ne peut exister avec sa dette immense que par des banqueroutes annuelles, ou par les troubles qu'elle excite dans les deux hémisphères; l'Angleterre, dans le cas dont il s'agit, ne peut être citée pour exemple; les inscriptions de sa dette énoncent en toutes lettres la faculté de remboursement; tandis que les inscriptions de la dette française (sur beaucoup du moins de celles que vous vous proposez de réduire) portent ces mots : rente perpétuelle , et aucune, la faculté du remboursements La Charte n'a-t-elle pas garanti d'ailleurs l'intégralité de la dette?
Source : Gallica

Quelques réflexions sur le remboursement de la dette publique (1824)

Vous choisissez précisément ceux auxquels vous avez déjà fait perdre les deux tiers de leur capital, ceux qui, par leur position et leurs moyens, ne peuvent rien gagner, ceux qui ont eu assez de foi en vous pour vous confier les fruits de leurs économies, ceux que la vieillesse et les infirmités accablent, ceux que la minorité met hors d'état de défendre leurs intérêts, ceux enfin qui, par leur travail , ont en partie réparé la banqueroute du gouvernement révolutionnaire!
Source : Gallica

Quelques réflexions sur le remboursement de la dette publique (1824)

Une question préliminaire qui s'offre tout naturellement d'abord est celle de savoir si le gouvernement a le droit de faire ce remboursement.
Certes en droit tout débiteur peut se libérer; mais, je le demanderai, le gouvernement est-il un débiteur ordinaire? Non, c'est un être, fictif qu'en aucun cas le créancier ne peut attaquer
Source : Gallica

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