Résumé

Rapport présenté à la Société de statistique de Marseille sur la candidature de M. Chervin…

Rendre le calme à quelqu'un qui est incapable de le posséder, voilà, Messieurs, à mon avis, une rude besogne, et je crains bien que M. Chervin n'ait pas fait dans les départements méridionaux, un séjour assez prolongé pour étudier les mœurs et les caractères de leurs habitants.
Rendre le calme à des Provençaux ! Arriver à leur faire perdre cette vivacité, cette pétulance, cette violence, si vous le préférez, qui est leur grande qualité et leur grand défaut en même temps, c'est tout simplement vouloir l'impossible.
Source : Gallica

Rapport présenté à la Société de statistique de Marseille sur la candidature de M. Chervin…

Aussi, sauf ces grandes perturbations que nous appelons colère chez les hommes, tempête sur la mer, ouragan dans le ciel, on ne saurait établir de comparaison entre les hommes, le ciel et la mer du Nord et de l'Ouest, les hommes, le ciel et la mer du Midi.
Le bégaiement donc, s'il est aussi accentué dans nos régions que le prétend M. Chervin, est une conséquence de la vivacité naturelle et non de ces mille petits accidents de l'enfance, dont tout-àl'heure je vous ai fait l'énumération, et je ne vois guère la possibilité de porter à ce mal un remède efficace.
Source : Gallica

Rapport présenté à la Société de statistique de Marseille sur la candidature de M. Chervin…

En Bretagne, il existe un patois, tout aussi bien que chez nous; mais ce patois, auquelje donne volontiers le nom de langue, car il a eu ses bardes et ses poètes, ressemble si peu à la langue française, qu'il est impossible de le mêler et que l'accent de l'un ne déteint nullement sur l'autre. Sauf une centaine de mots peut être qui sont acceptés comme français, le paysan breton parle correctement le français et le breton, donnant à chacun d'eux et ses inflexions et son accent naturel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature