Résumé

Salle L'Abeille de Fontainebleau

Il est bien vrai que le cheval n’a pas autant que nous, le moral, la raison et la réflexion ; mais part ces à qualités divines qui appartiennent à l’homme de cœur seulement, le cheval est doué d’une sensibilité très-grande, et quand vous le frappez à coups de pieds ou de manche de fouet, ou si vous le maltraitez plus honteusement encore, croyez-bien qu’il ressent très-douloureusement ces outrages et que s’il ne démarre pas, c’est qu’il ne le peut pas, c’est qu’il est éreinté ou qu’il est surchargé.
Source : Wikisource

Salle L'Abeille de Fontainebleau

Ceux-ci tremblants et craintifs, se jettent instinctivement de côté pour éviter l’inutile correction qu’ils ont l’habitude de recevoir après chaque halte. En effet, le charretier brandit son fouet, et la lourde et impitoyable lanière cingle les jarrets du limonier et des autres chevaux, et voilà ce lourd véhicule entraîné au trot ! Pauvres chevaux ! Qu’est-ce que cela prouve encore ? Cela vous prouve que le cheval sent les mauvais traitements de son mauvais charretier, qu’il le craint, qu’il ne l’aime pas et qu’il se fatigue nutilement dans d’inutiles efforts.
Source : Wikisource

Salle L'Abeille de Fontainebleau

Le cheval, machine vivante, ne marche bien qu’autant que l’avoine, le foin et la paille lui ont donné une espèce de vapeur qui le pousse en avant et que son conducteur, comme celui d’une locomotive, connait bien son affaire. Autrement, tout va mal ! si le cheval ne mange pas sa ration d’entretien, il n’est pas fort ; et si le cocher ou le charretier exige plus que ne le peut l’animal, celui-ci s’use, se fatigue, et finalement refuse de marcher.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature