Théodore Gaillard

Résumé

Théodore Gaillard Lettre d'un libéral à un démocrate (1866)

Ce n'est pas le plus ou le moins de fortune qui vous fait entrer dans la bourgeoisie; c'est la retraite dans laquelle vous pouvez vivre, en jouissant des fruits du travail de votre jeunesse.
Je le répète: la bourgeoisie, c'est la récompense du travail, c'est le fruit de l'ordre et de l'économie.
Dès lors, puisque, dans ces conditions si naturelles, si morales, si civilisatrices, tout le monde peut être bourgeois, comment appliquer à la bourgeoisie l'épithète de privilégiés? C'est pis qu'un mensonge, c'est un blasphème; car rien n'est plus sacré que le travail.
Source : Gallica

Théodore Gaillard Lettre d'un libéral à un démocrate (1866)

Or, l'homme dont
l'imagination a été développée par l'instruction n'est plus propre au travail manuel. Habitué de bonne heure à l'inaction, sa tête s'exalte et son sang s'échauffe à la moindre fatigue. Du reste, le séjour sur les bancs des écoles l'a énervé, et, en lui enlevant ses forces physiques , l'a mis dans l'impossibilité de suffire à un travail exigeant.
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Et pourtant, dans une société, il faut des hommes qui pensent et des hommes qui agissent ; il faut des écrivains et des laboureurs, des travailleurs de la pensée et des travailleurs de la main.
Source : Gallica

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