A. Leclerc

Élements biographiques

A. Leclerc La victoire, c'est la République… (1870)

Trahis par l'empire, cause de notre ruine, et qui trouve encore, hélas! jusque dans les rangs mêmes de l'armée, de zélés serviteurs, lâches mercenaires, traîtres à la Patrie et déshonorant le soldat Français; paralysés dans l'ombre par la royauté, monarchie avide de saisir les rênes dont elle veut nous brider, du peuple seul nous attendons la victoire, la délivrance, la République !
Sans vengeance sans victoire , sans honneur , pas de République ! Mais avec l'Empire ou la Royauté, la lâcheté, la défaite, le déshonneur, et de plus un joug honteux et servile ! Français, choisissez !
Source : Gallica

A. Leclerc Dernier appel à la France. 2e édition… (1870)

Qu'ils tremblent, qu'ils frissonnent, qu'ils reculent d'épouvante ! La justice de Dieu apparaît enfin dans toute sa puissance, et la mort n'est pas loin de leurs derniers forfaits !
France, qu'en songeant à leurs frères, martyrs d'un empereur exécré, à leurs frères morts pour, toi sur le champ d'honneur, tous tes mâles enfants, guerriers intrépides, s'élancent sur l'ennemi pour venger leur trépas et planter sur leur tombe le drapeau de la gloire, pour vaincre ou mourir !
Source : Gallica

A. Leclerc Dernier appel à la France. 2e édition… (1870)

Allons, France, montre-toi digne encore du nom qui fait ta gloire et fit trembler le monde ! Tes tout jeunes enfants sont là qui te regardent ! Dans leur tendre amour pour leur mère chérie, ils le tendent les bras ; ils semblent t'implorer pour protéger leurs jours ! Leur innocence, hélas, les mettra-t-eile à l'abri des dangers de cette guerre affreuse? Tout n'est-il pas à craindre d'un cruel ennemi, que son chef odieux a fait implacable ?
Source : Gallica

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