Charles René-Leclerc

Élements biographiques

Charles René-Leclerc L'action française au delà de l'extrême-sud marocain (1909)

Logiquement, il semblerait que ce littoral fût la limite naturelle de l'action française dans le Sahara occidental, entre le Touat, l'oued Drâa, la Mauritanie et le Rio de Oro. Et c'est bien ainsi que notre politique l'entendait, sans l'avouer, lorsque les traités déterminèrent la zone d'influence espagnole sur les rivages sahariens compris entre la baie du Lévrier et le cap Bojador. Notre politique nous réservait là un « jour » sur l'Océan, au sud du Maroc, permettant au Sud-Oranais d'envisager pour l'avenir une porte de sortie sur l'Atlantique.
Source : Gallica

Charles René-Leclerc L'action française au delà de l'extrême-sud marocain (1909)

De cette retraite, située au milieu des sables brûlants, à 220 kilomètres au sud de l'oued Drâa, à 150 kilomètres du cap Juby, séparé du Sud-Oranais par un millier de kilomètres, de la Mauritanie par 1.100 kilomètres, Ma-el-Aïnin songea à régénérer l'Islam du nord-ouest africain, renouvelant ainsi les traditions de ses ancêtres qui, du XIe au XVIe siècles, entretinrent dans la Saguiet-el-Hamra un mouvement islamique important et firent partir de là des marabouts qui rappelaient les fidèles à la fois primitive.
Source : Gallica

Charles René-Leclerc L'action française au delà de l'extrême-sud marocain (1909)

Mouley Idris qui connaissait le pays, reconnut vite cette erreur de principe et tenta d'abord de rallier au Makhzen des tribus situées au nord de l'oued Drâa (Tekna, Oued-Noun, Aït Bou Amran) mais il se heurta à une vive opposition et ne fit que rendre suspect Ma-el-Aïnin et son rôle d'apôtre religieux. Rebuté, Mouley Idris songea à agir plus au sud.
Source : Gallica

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