H. Noël, L'âne gris (1887)
“ Le jardin précédait le parc, il était assez grand. La nuit était venue, mais le petit Édouard n'avait pas peur. Il enfonça son chapeau sur sa tête et, en attendant qu'il eût un vrai coursier, il se mit à cheval sur la canne de son papa. Dans le jardin, Édouard ne pensait pas à grand'-chose. Cependant son cœur battait. Si on allait s'apercevoir de son départ et se mettre à sa poursuite! Rien qu'à cette pensée, le petit Édouard frissonnait, s'arrêtait un instant, tournait la tête, mais comme personne ne venait, le petit Édouard se rassurait. ”
