H. Noël

Élements biographiques

H. Noël L'âne gris (1887)

Le jardin précédait le parc, il était assez grand. La nuit était venue, mais le petit Édouard n'avait pas peur. Il enfonça son chapeau sur sa tête et, en attendant qu'il eût un vrai coursier, il se mit à cheval sur la canne de son papa. Dans le jardin, Édouard ne pensait pas à grand'-chose. Cependant son cœur battait. Si on allait s'apercevoir de son départ et se mettre à sa poursuite!
Rien qu'à cette pensée, le petit Édouard frissonnait, s'arrêtait un instant,
tournait la tête, mais comme personne ne venait, le petit Édouard se rassurait.
Source : Gallica

H. Noël L'âne gris (1887)

Il croisa la bayonnette avec sa canne ferrée : « S'il en vient un, je l'embroche! »
Le petit Édouard savait bien ce qu'il voulait dire. Un, c'est le voleur, c'est celui qui se cache dans l'ombre, qui vous épie pour vous faire du mal, c'est tout ce qui fait peur aux petits enfants, tous les bruits, tous les silences, tous les rêves, toutes les ombres, toutes les terreurs de l'imagination.
Source : Gallica

H. Noël L'âne gris (1887)

La voix du parc lui disait encore autre chose : « Sois sage, petit Édouard; il fait bien sombre, tu peux faire de mauvaises rencontres. Retourne chez toi, demande pardon à ton papa et à ta maman. Ne pense plus à ton cheval. »
Source : Gallica

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