Jean-François Costa, La bataille de Ponte-Novo : chant corse (1851)
“ Tout ce que la valeur put jamais déployer Pour défendre le sol, le champ et le foyer, Il avait tout tenté ; résistance inutile ! Le nombre a triomphé ; les habitants de l'île Ont subi du vainqueur l'impitoyable loi ; Paoli, général au service du roi, A fait comme le reste : il a courbé la tète Et signé le traité qui la rendait sujette ; Mais on sent que son cœur ne fléchira jamais, Que c'est un armistice et non pas une paix y Et que, sur ce traité que sa haine dévore, Prête à le déchirer, sa main s'appuie encore. ”
