Jean-François Costa

Résumé

Jean-François Costa La bataille de Ponte-Novo : chant corse (1851)

Tout ce que la valeur put jamais déployer Pour défendre le sol, le champ et le foyer, Il avait tout tenté ; résistance inutile !
Le nombre a triomphé ; les habitants de l'île Ont subi du vainqueur l'impitoyable loi ; Paoli, général au service du roi, A fait comme le reste : il a courbé la tète Et signé le traité qui la rendait sujette ; Mais on sent que son cœur ne fléchira jamais, Que c'est un armistice et non pas une paix y Et que, sur ce traité que sa haine dévore, Prête à le déchirer, sa main s'appuie encore.
Source : Gallica

Jean-François Costa La bataille de Ponte-Novo : chant corse (1851)

Tout en parlant, son geste impétueux , hardi, Suivait les mouvements du terrain on eût dit Qu'il voyait, devant lui, là-bas, les deux armées, D'une égale fureur au combat animées, Qu'il entendait le choc de fer des bataillons, Et que , dans le Golo qui coule à gros bouillons, Son bras maigre, étendu sur cette plaine immense, Allait précipiter les soldats de la France !
XVI.
La foi, l'enthousiasme et l'ardeur du combat Donnaient à sa figure un indicible éclat ; Celle de Paoli, par un effet contraire, Allait s'assombrissant
Source : Gallica

Jean-François Costa La bataille de Ponte-Novo : chant corse (1851)

Liberté , saint amour, culte de la patrie, Des peuples vieillissants dernière idolâtrie, Quel magique pouvoir est le tien , et quel feu Répands-tu dans les cœurs, chaste fille de Dieu , Pour que les nations, dans la tombe endormies, Avec leurs lois, leurs mœurs et leurs physionomies, De leur linceuil sanglant se lèvent à ta voix Et se prennent à vivre une seconde fois ?
Source : Gallica

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