Joseph Loth

Élements biographiques

Joseph Loth L’Accent dans le gaëlique du Munster

Dans ces conditions, on est en droit de se demander si l’accentuation sur la longue n’est pas très ancienne et si l’accentuation du Munster, loin d’être une innovation, ne représente pas l’ancien état de chose, et ne remonte pas à une certaine époque du vieil irlandais, où toutes les longues simples avaient déjà été réduites. L’état de la voyelle de la syllabe initiale dans les mots à voyelle longue finale, en vieil-irlandais, ne paraît pas en faveur de cette hypothèse, mais il ne faut pas oublier que l’initiale jouit souvent d’un accent secondaire.
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Joseph Loth L’Accent dans le gaëlique du Munster

On peut poser comme règle pour l’irlandais, depuis l’époque historique, que l’accent est sur la première syllabe. Cette loi s’appliquait en vieil irlandais à tous les mots formant une unité réelle à l’époque du vieux-celtique (mots simples en y comprenant le verbe, composés nominaux, sans excepter l’infinitif et les participes) [2] . En revanche, des composés relativement récents lui échappent. Actuellement, seul, le dialecte de Munster, dans une certaine mesure, semble avoir innové en ce qui concerne les voyelles longues anciennement atones et restées telles dans les autres dialectes.
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Joseph Loth L’Accent dans le gaëlique du Munster

L’accent du Munster ne paraît différer de celui des autres provinces que par l’attraction exercée par une voyelle longue. Il y a lieu de distinguer entre la longue ancienne constatée en vieil irlandais, simple ou diphtongue ; la longue nouvelle par contraction, et la longue par position. Si l’accent se porte sur la longue ancienne, quelle que soit la place de la longue, il n’en est pas toujours de même pour la longue par contraction, ni surtout pour la longue par position.
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