Léon Tolstoï, traduction Wikisource

Élements biographiques

Léon Tolstoï, traduction Wikisource Pascal

« Ne me plaignez pas », disait-il à ceux qui exprimaient de la sympathie pour lui, « la maladie est la condition naturelle du chrétien, parce que dans cet état le chrétien est tel qu’il doit toujours être. Cela l’habitue à l’absence de plaisirs sensuels et de toutes bonnes choses, cela l’habitue à s’abstenir des passions qui tendent des embûches à l’homme durant toute sa vie, à être sans orgueil, sans avidité, et à être toujours dans l’attente de la mort ».
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Léon Tolstoï, traduction Wikisource Pascal

Une seule chose était importante : ce que c’était était obscurci par les désirs terrestres de gloire. La seule chose importante et nécessaire était la foi qui donne le sens à la vie telle qu’elle va et une direction ferme pour toutes ses activités. Cette reconnaissance de la nécessité de la foi et de l’impossibilité de vivre sans elle comblent tant de tels hommes qu’ils ne peuvent plus cesser de s’émerveiller de la manière dont eux-mêmes, dont les gens en général peuvent vivre sans la foi qui leur explique la signification de leurs vies et de la mort qui les attend si inévitablement.
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Léon Tolstoï, traduction Wikisource Pascal

La vie de Pascal est devenue de plus en plus absorbée par les occupations religieuses, jusqu’à ce qu’il se retire complètement du monde, en 1655. Il joignit les jansénistes dans la Société de Port-Royal et commença à mener une vie presque monastique, méditant et préparant son grand traité, dans lequel il tâchait de prouver, premièrement, la nécessité absolue de la religion pour la vie pensante des hommes et, deuxièmement, la vérité de cette religion qu’il professait lui-même. Mais même là, les tentations de la gloire humaine ne laissaient pas Pascal en paix.
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