Résumé

A. Laugel L’Ambulance américaine pendant le siége de Paris

En temps de paix, on écoute la voix de l’humanité, on prépare mille moyens pour diminuer les souffrances des victimes de la guerre future ; mais une fois les hommes aux prises, quand les instincts sauvages qui dorment dans les cœurs ont repris tout leur empire, les droits sacrés des blessés sont trop souvent oubliés. J’ai entendu raconter par un témoin oculaire que, pendant la campagne de Russie, un intendant parlait à un officier de l’état-major de Napoléon de blessés à enlever.
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A. Laugel L’Ambulance américaine pendant le siége de Paris

Qu’on critique aujourd’hui à l’aise la convention de Genève, qu’on dénonce les abus de tout genre que la croix rouge a protégés, qu’on fasse même le procès à cette philanthropie internationale qui sème ses bienfaits sur deux camps rivaux, et semble ne servir ainsi qu’à entretenir la lutte : c’est surtout aux vaincus de se montrer reconnaissans pour les hommes véritablement généreux qui ont cherché à suppléer dans une faible mesure à l’insuffisance du service hospitalier.
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A. Laugel L’Ambulance américaine pendant le siége de Paris

Les Américains, pendant la guerre de la sécession, ont porté tout particulièrement leur attention sur la ventilation des hôpitaux ; ayant presque tout à improviser, ils se trouvaient naturellement conduits à construire beaucoup d’hôpitaux temporaires. On s’aperçut bientôt que, dans de certaines conditions, ces hôpitaux, tentes ou baraques étaient tout ce qu’il y a de plus salubre. La transportation forcée des blessés à de grands hôpitaux permanens lointains est non-seulement très coûteuse mais elle contribue beaucoup à augmenter la mortalité dans les armées.
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