Résumé

Portrait de Alexis de Tocqueville Alexis de Tocqueville Œuvres complètes d’Alexis de Tocqueville…

Une des choses qui piquaient le plus notre curiosité en venant en Amérique, c’était de parcourir les extrêmes limites de la civilisation européenne et même, si le temps nous le permettait, de visiter quelques-unes de ces tribus indiennes qui ont mieux aimé fuir dans les solitudes les plus sauvages que de se plier à ce que les blancs appellent les délices de la vie sociale.
Source : Wikisource

Portrait de Alexis de Tocqueville Alexis de Tocqueville Œuvres complètes d’Alexis de Tocqueville…

Leur physionomie annonçait cette profonde dépravation qu’un long abus des bienfaits de la civilisation peut seul donner. On eût dit des hommes appartenant à la dernière populace de nos grandes villes d’Europe, et cependant c’étaient encore des sauvages. Aux vices qu’ils tenaient de nous se mêlait quelque chose de barbare et d’incivilisé qui les rendait cent fois plus repoussants encore. Ces Indiens ne portaient pas d’armes, ils étaient couverts de vêtements européens mais ils ne s’en servaient pas de la même manière que nous.
Source : Wikisource

Portrait de Alexis de Tocqueville Alexis de Tocqueville Œuvres complètes d’Alexis de Tocqueville…

Cependant nous semblions marcher sur les traces des indigènes. Il y a dix ans, nous disait-on, ils étaient ici ; là, cinq ans ; là, deux ans. Au lieu où vous voyez la plus belle église du village, nous racontait celui-ci, j’ai abattu le premier arbre de la forêt. Ici, nous racontait un autre, se tenait le grand conseil de la confédération des Iroquois. — Et que sont devenus les Indiens ? disais-je. — Les Indiens, reprenait notre hôte, ils ont été je ne sais pas trop où, par-delà les grands lacs ; c’est une race qui s’éteint ils ne sont pas faits pour la civilisation, elle les tue.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature