Jean-François Payen, Un mot de réponse au très érudit M. Gustave Brunet… (1855)
“ Mais Montaigne, qu'on dit si égoïste, voulait complaire et obéir à son père, qui avait désiré que ce livre fût traduit, et quand ce père vénéré n'est plus, sa volonté-survit, Montaigne l'exécute; il fait imprimer sa -traduction; il la dédie au défunt; il date sa dédicace du 18 juin 1568, c'est-à-dire du jour mortuaire, voulant ainsi perpétuer le souvenir de cette date funèbre, en la rattachant au livre même qui témoignait de sa respectueuse déférence pour les intentions paternelles. De tout ce qui précède, mon cher ami, vous pouvez conclure que l'article Sebon ne peut s'improviser. ”
