Résumé

Boze Les Mille et Une Nuits

M. Galland fut préservé du feu par un privilége assez ordinaire aux cuisines des philosophes ; et les décombres de son toit l’enterrèrent de manière que par des espèces de petits canaux interrompus, il jouissoit encore de quelque respiration : c’est ce qui le sauva ; car il n’en fut retiré que le lendemain.
Il repassa en France à la première occasion qu’il en eut ; et à son retour à Paris, M. Thévenot, garde de la bibliothèque du roi, l’employa jusqu’à sa mort, qui arriva quelques années après.
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M. Galland ne jugea pas à propos de retourner à Constantinople avec M. de Nointel ; il aima mieux revenir à Paris : il y arriva en 1675 ; et à l’aide de quelques médailles qu’il avoit ramassées, il fit connoissance avec MM. Vaillant, Carcavy et Giraud. Ces trois curieux l’engagèrent, pour peu de chose, dans un second voyage au Levant, d’où il rapporta, l’année suivante, beaucoup de médaillons, qui ont passé dans le cabinet du roi.
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M. de Nointel, de son côté, ayant renouvelé avec la Porte les capitulations du commerce, prit cette occasion d’aller visiter les Échelles du Levant, d’où il passa à Jérusalem, et dans tous les autres lieux de la Terre-Sainte qui ont quelque réputation. M. Galland fut du voyage : il alloit à la découverte ; il annonçoit ensuite à M. l’ambassadeur ce qu’il avoit trouvé de curieux ; il copioit les inscriptions, il dessinoit, le mieux qu’il pouvoit, les autres monumens ; souvent même il les enlevoit, suivant la facilité qu’il y avoit à les faire transporter
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