Antonin Artaud,
Artaud le Mômo
“ J’y ai connu ces moléculations souffle après souffle du râle des authentiques agonisants. Ce que les Tarahumaras du Mexique appellent le crachat de la râpe, l’escarbille du charbon sans dents. Perte d’un pan de l’euphorie première qu’on eut un jour à se sentir vivant, déglutinant et mastiquant. C’est ainsi que l’électro-choc comme le Bardo crée des larves, il fait de tous les états pulvérisés du patient, de tous les faits de son passé des larves inutilisables pour le présent et qui ne cessent plus d’assiéger le présent. ”
