Résumé

P Doré Instructions à l'usage des ouvriers puisatiers… (1857)

Moyens de reconnaître si l'air d'un puits est irrespirable, la nature du gaz asphyxiant qui y existe, et procédés faciles pour le détruire.
Un moyen facile, à l'aide duquel on peut s'assurer si un air peut entretenir la vie, consiste à introduire dans cet air une chandelle ou une bougie allumée. Partout où la chandelle brûlera, l'homme pourra respirer; où elle s'éteindra, au contraire, il y aura danger imminent d'asphyxie pour l'ouvrier qui pénétrerait dans cet endroit.
Source : Gallica

P Doré Instructions à l'usage des ouvriers puisatiers… (1857)

Dès qu'une substance quelconque, bois, charbon, gaz de l'éclairage, esprit-de-vin, chandelle, bougie, etc., brûle, la partie respirable de l'air disparaît et se trouve remplacée par le gaz acide carbonique. Ainsi une chandelle des six, en brûlant dans un air non renouvelé, peut rendre irrespirable pour l'homme 340 litres d'air. Si au lieu d'une chandelle c'est du charbon que vous faites consumer, dans ce cas comme dans le précédent non-seulement l'air deviendrairrespirable, contiendra du gaz acide carbonique, mais encore il renfermera de l'oxyde de carbone.
Source : Gallica

P Doré Instructions à l'usage des ouvriers puisatiers… (1857)

L'air d'un puits peut cesser d'entretenir la respiration soit naturellement, soit accidentellement.
Lorsque, comme cela a lieu à Paris et aux environs, le terrain qu'on traverse est formé en grande partie de carbonate de chaux à des états de dureté très-variables (marne, craie, pierre à bâtir) , il arrive fréquemment que le puits se remplit d'un air particulier dans lequel l'homme ne peut respirer ; les chimistes appellent cet air gaz acide carbonique. Autrefois ce gaz porta différents noms rappelant où son action sur l'homme, comme celui de souffle mortel, d'air mêphytique
Source : Gallica

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