Laurent Turrel

Résumé

Laurent Turrel Contre-sens hygiéniques (1870)

Lorsque l'enfant vient au monde, l'un de ses plus urgents
besoins est celui de l'air respirable. Il dépense peu, par conséquent sa respiration est moins active que celle de l'enfant qui agit, court et se livre aux jeux de sa nature pétulante. Mais il a besoin d'un air pur, car l'acide carbonique a pour effet de congestionner le cerveau. Or, si l'on donne à respirer à l'enfant un air saturé d'acide carbonique, on le prédispose aux fièvres cérébrales, et nul n'ignore le danger de ces redoutables maladies de la première enfance.
Source : Gallica

Laurent Turrel Contre-sens hygiéniques (1870)

Nous nous occuperons au point de vue de l'hygiène de la fonction de la respiration, et de la première nourriture de l'enfant.
La respiration est l'acte par lequel l'air est mis en contact avec le sang, auquel il communique des propriétés particulières pour l'entretien de la vie. La science a démontré que l'atmosphère composée dans certaines proportions, d'oxigène 21 0/0, d'azote 79 0/0, et des traces d'acide carbonique, offrait aux poumons des animaux terrestres, les proportions les mieux combinées pour les besoins de la revivification du sang.
Source : Gallica

Laurent Turrel Contre-sens hygiéniques (1870)

Voilà pourquoi les enfants nourris par leur mère sont, toutes choses égales d'ailleurs, mieux portants, plus robustes, plus faciles à vivre que ceux qui sont confiés à des bras mercenaires. Nous savons que toutes les mères n'ont pas le bonheur de pouvoir nourrir ; nous avons
vu de pauvres jeunes femmes malades ou d'une organisation morbide, renoncer avec d'inexprimables déchirements à ce bonheur qu'elles avaient rêvé, de nourrir de leur lait, l'enfant qu'elles avaient formé de leur plus intime substance.
Source : Gallica

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