Résumé

Auguste Lallour Chanson du premier grenadier de France

Mais la terreur saisit le soldat Espagnol ;
Un capitaine tombe, et sa troupe effrayée
Laisse en fuyant son chef étendu sur le sol.
Les Anglais, à l’abri de dessus leurs murailles,
Faisaient pleuvoir sur eux sans cesse et sans pitié,
Balles, boulets, cailloux et paquets de mitrailles,
Comme s’ils n’étaient pas de la chrétienté.
Pour aller arracher au milieu du carnage
Le cadavre sanglant de l’officier tué,
Un seul ne tremble pas, y vole avec courage,
C’est le Cornouaillais ! c’est le brave Corret !
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Auguste Lallour Chanson du premier grenadier de France

Corret le consola de sa douleur amère,
En partant pour son fils, comme humble remplaçant.
Corret, malgré le poids de ses cinquante années,
Était vert et gaillard ; ses cheveux grisonnants
Ne laissaient nul plus jeune, en toutes nos armées,
S’acquitter mieux que lui du service des camps.
Mais quand Napoléon, de notre République,
Alors premier consul, fut instruit que Corret
Servait comme soldat, pour cet homme héroïque,
Tout surpris il montra le plus vif intérêt.
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Auguste Lallour Chanson du premier grenadier de France

Corret était le nom du chef de sa lignée,
Théophile-Malo, ses deux surnoms chrétiens ;
Latour-d’Auvergne était la noblesse gagnée
Par ses aïeux pour prix de services anciens.
Où fut jadis un camp de légions romaines,
À Carhaix le héros avait reçu le jour ;
Il ne connut jamais les richesses humaines,
Malgré l’antiquité du blason des Latour.
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