Auguste Louis Ledrut

Résumé

Auguste Louis Ledrut Les éléphants détronés et rétablis… (1814)

Sous leurs paisibles lois, le tigre , la panthère , L'ours informe, le loup, l'hyène sanguinaire , Forcés de respecter les droits de l'équité, Laissaient errer en liberté Le cerf léger, le daim timide, Qui de cette race perfide Eravaient en paix les dents et la fureur.
S'il survenait quelque chicane, On se plaignait à Monseigneur, Qui, sous un antique platane, Rendait justice à tout venant.
Le peuple était heureux; mais contre l'éléphant, Contre son auguste famille, Qui l'eût cru? l'on sema des bruits injurieux :
Et la plus légère vétille, Grâce aux méchants devint un crime affreux.
Source : Gallica

Auguste Louis Ledrut Les éléphants détronés et rétablis… (1814)

Mons Crocodile, en vain assemble ses vassaux ; Aréopage en vain lui promet la victoire : Comment fera-t-il face à ses fiers ennemis ?
De diviser il connaît la science; Mais il fait, à son tour, la dure expérience Que les tyrans n'ont point d'amis.
Des renards, ses flatteurs, l'affreuse politique Ose encor colorer son naturel pervers
Source : Gallica

Auguste Louis Ledrut Les éléphants détronés et rétablis… (1814)

Tout tremble sous les lois d'une affreuse terreur.
On voit s'armer le fils contre son père ; L'ours ne voit plus, dans un autre ours, son frère; Le tigre sur le tigre exerce sa fureur ; Le cerf ne se croit pas tranquille Dans le fond des forêts, et toujours aux abois, Au chevreuil son parent n'ose offrir un asile, Et méconnaît sa voix.
Source : Gallica

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