Auguste-Marie-Pierre Ingold

Résumé

Auguste-Marie-Pierre Ingold La mort, le testament et l'héritage de Malebranche (1884)

M. de Marbeuf lui ayant répondu que la vie innocente qu'il avoit menée dès sa plus tendre jeunesse, et l'emploi si utile qu'il avoit fait de son temps pour l'interest de la vérité, lui devoit être un grand sujet de confiance en Dieu. « Ah! Monsieur, « dit-il aussitôt en levant les yeux au ciel, que de négligences « dans la vie ! que de négligences ! » L'abbé lui ayant ensuite parlé de la beauté de ses ouvrages, et de leur utilité. « Hélas, « Monsieur, reprit le P. Malebranche, en l'interrompant, quand « nous faisons quelque chose de bien, le Démon est toujours le « premier à nous le dire. »
Source : Gallica

Auguste-Marie-Pierre Ingold La mort, le testament et l'héritage de Malebranche (1884)

Le P. Malebranche continua de donner chaque jour et presque sans interruption des marques de sa profonde piété, jusqu'au dix ou onzième d'octobre, qu'il demeura immobile, mais ayant toujours un parfait usage de la raison. Il fut deux jours dans cet état : après quoi il passa de cette vie à une meilleure, sans fièvre, sans fluxion, sans obstruction, sans agonie, par pure défaillance de nature.
Ainsi mourut Nicolas Malebranche le 13 octobre 1715, dans la 78e année de son âge, la 55e depuis son entrée à l'Oratoire, la 42e depuis la première édition de la Recherche de la Vérité.
Source : Gallica

Auguste-Marie-Pierre Ingold La mort, le testament et l'héritage de Malebranche (1884)

Comme ses douleurs aiguës attiroient malgré lui son attention sur l'état de son corps, on l'entendoit souvent raisonner sur les dérangemens des ressorts qui composent le corps humain, sur le cours des humeurs qui en entretiennent l'harmonie et le concert, sur la cause de sa maladie, et sur les remèdes qu'on y pouvoit appliquer.
Source : Gallica

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