Auguste-Marie-Pierre Ingold, La mort, le testament et l'héritage de Malebranche (1884)
“ M. de Marbeuf lui ayant répondu que la vie innocente qu'il avoit menée dès sa plus tendre jeunesse, et l'emploi si utile qu'il avoit fait de son temps pour l'interest de la vérité, lui devoit être un grand sujet de confiance en Dieu. « Ah! Monsieur, « dit-il aussitôt en levant les yeux au ciel, que de négligences « dans la vie ! que de négligences ! » L'abbé lui ayant ensuite parlé de la beauté de ses ouvrages, et de leur utilité. « Hélas, « Monsieur, reprit le P. Malebranche, en l'interrompant, quand « nous faisons quelque chose de bien, le Démon est toujours le « premier à nous le dire. » ”
