Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville

Résumé

Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville Inauguration des statues de Montaigne et de Montesquieu… (1859)

Avec ces éléments, Montaigne et Montesquieu hommes faits, Montaigne et Montesquieu prêts à verser dans leur patrie de leur abondance, se trouvaient en présence de deux siècles qui se suivent, mais qui s'étreignent dans leur commune tendance vers la nouveauté.
Quel enchaînement prolongé de circonstances impérieuses! Il n'y a pas d'homme, Messieurs, qui ne soit de son siècle. C'est une nécessité, un avantage, quelquefois une fatalité. Le génie lui-même n'échappe pas
Source : Gallica

Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville Inauguration des statues de Montaigne et de Montesquieu… (1859)

Comme ils ont marché, ils s'arrêtent et meurent ensemble, à la même limite, pour donner à leurs derniers actes, dans le pèsement de leur vie, le poids de la maturité, et protéger contre le doute et le mépris la piété, la charité, l'humilité, ces fruits tardifs de leur vieillesse, de la majesté de leurs cheveux blancs en même temps que de l'autorité de leur génie.
Source : Gallica

Jean-Pierre-Albert Cirot de La Ville Inauguration des statues de Montaigne et de Montesquieu… (1859)

Vous le savez trop grand pour redouter la vérité ou pour avoir besoin du mensonge. Si donc on s'attaquait encore à sa grandeur, si de ces phares placés providentiellement dans chaque siècle pour les illuminer, on voulait faire de sinistres auguresd'un cataclysme général ; si en scindant leurs écrits et sans tenir compte de l'unité qui en conserve l'indispensable pondération, on voulait les poser en apôtres de scepticisme, en adorateurs d'une raison sans foi, en hommes à idées sans croyances
Source : Gallica

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