Federigo Sclopis di Salerano

Résumé

Federigo Sclopis di Salerano Montesquieu et Machiavel (1856)

Comme tout le monde, nous disons : le système de Machiavel, quoiqu'il faille avouer que ce mot est assez mal choisi. Machiavel n'a point formulé de système proprement dit ; il n'est pas remonté aux causes générales pour en tirer des conséquences multipliées et uniformes ; il n'a pas établi de véritables principes dirigeants. Il s'est contenté de fournir une suite de préceptes tirés de certaines circonstances ; il est avant tout l'homme de l'opportunité : nul mieux que lui ne démôle le fort et le faible d'une situation politique, et toujours il recommande de chercher le succès avant tout.
Source : Gallica

Federigo Sclopis di Salerano Montesquieu et Machiavel (1856)

Montesquieu se renferme plus étroitement dans l'examen des vicissitudes de Rome; Machiavel aime surtout à se servir des institutions et des événements comme d'un texte dont il fait l'application à ce qui se rapproche de l'époque où il vivait. La politique de Machiavel pèche par la base, mais ses remarques sur la nature des hommes, sur les passions des masses, sur les manières dont on gagne ou l'on perd le pouvoir resteront toujours comme l'expression de la vérité. Le portrait effraye, il dégoûte parfois, mais il est d'après nature.
Source : Gallica

Federigo Sclopis di Salerano Montesquieu et Machiavel (1856)

La découverte de l'imprimerie faisait circuler librement dans la foule ces idées qui, deux siècles avant, ne sortaient guère d'un cercle borné et inoffensif de savants.
Machiavel, tout en s'instruisant à l'école de Tacite, choisit de préférence Tite-Live pour texte, ou, à parler plus exactement, pour point de départ de ses essais politiques. Il devait chercher le récit calme des hauts faits des Romains aux périodes les plus brillantes de leur histoire, afin d'appuyer l'autorité du précepte sur le bonheur de l'exemple.
Source : Gallica

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