François Sacase

Résumé

François Sacase Montesquieu à l'abbaye de Nizor (1867)

Une tradition s'est transmise dans la contrée où s'élevait autrefois l'abbaye de Nizor, et elle y-dore encore. Des esprits inattentifs ont cru longtemps que Montesquieu écrivit, dans cet asile de la pensée austère et religieuse, non le plus léger, mais le plus hardi de ses écrits et celui où il a prodigué ces témérités de pinceau qu'il se reprocha plus tard lui-même. Assurément, il serait vain d'y insister; il y a là plus qu'un anachronisme moral. Depuis plus de trente ans déjà, le bruit que firent à leur apparition les Lettres persanes avait retenti à tous les souffles de la renommée.
Source : Gallica

François Sacase Montesquieu à l'abbaye de Nizor (1867)

Mais dans le livre qui a placé Montesquieu au rang des hommes illustres , il a magnifiquement réparé ses torts, en faisant l'éloge du culte qu'il avait eu l'imprudence d'attaquer. La maturité de ses années et l'intérêt même de sa gloire, lui firent comprendre que, pour élever un monument durable , il fallait en creuser les fondements dans un sol moins mouvant que la poussière de ce monde; sou génie, qui embrassait tous les temps, s'est appuyé sur la seule religion à qui tous les temps sont promis (1) .
Source : Gallica

François Sacase Montesquieu à l'abbaye de Nizor (1867)

Mon fils est à Clérac que je lui ai donné pour son domaine avec Montesquieu. Je pars dans quelques jours pour Nizor, abbaye de mon frère : nous passerons par Toulouse, où je rendrai mes respects à Clémence Isaure , que vous connaissez si bien.
Si vous y gagnez le prix , mandez-le moi ; je prendrai votre médaille en passant : aussi bien n'avez-vous plus la ressource des intendants. Il vous faudrait un homme uniquement occupé à recueillir les médailles que vous remportez.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature