Résumé

Jean Claude Defrance Lettre de Defrance à Bion, sur sa réponse aux objections contre l'établissement de la régie…

C'est une folie de ma part, je le suppose, quand vous vous êtes prononcé, avec une constance aussi imperturbable, le défenseur désintéressé du systême des Régies, l'apologiste non suspect des Régisseurs, de ne m'être pas rangé de votre parti. Soit. J'ai eu la témérité d'attaquer la Régie, de donner la préférence à la Ferme, et même de suspecter l'aptitude et le désintéressement des Régisseurs; je sens que ce coup a dû vous piquer jusqu'au vif; blesser à-la-fois l'amour propre d'un grand homme et la sensibilité d'un ami délicat!...
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Jean Claude Defrance Lettre de Defrance à Bion, sur sa réponse aux objections contre l'établissement de la régie…

Que vous affirmiez qu'il n'existe pas aujourd'hui en France un seul capitaliste honnête-homme, c'est exprimer indirectement le voeu qu'il ne s'en trouve pas pour remplacer les Régisseurs; on vous le passe encore, parce que de pareils traits ne blessent personne, dès que l'on connoît la main qui les lance; mais insinuer que les partisans de la Ferme, parce qu'ils ne sont pas de votre opinion, sont vendus aux Fermiers proposés, c'est une calomnie aussi bête qu'atroce; car ne vous en déplaise, mon cher Bion, la rétorsion est naturelle
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Jean Claude Defrance Lettre de Defrance à Bion, sur sa réponse aux objections contre l'établissement de la régie…

Il y en a même qui poussent la prévention jusqu'à soutenir que c'est à l'école des Régisseurs que vous avez pris des leçons en régie, et que ce n'est que le désir bien louable de vous perfectionner sous de tels maîtres qui vous a fait prendre avec tant de chaleur leur défense. Si cela est, on ne peut vous en blâmer; la reconnoissance est une vertu, et l'intérêt que vous leur témoignez est trop naturel pour qu'on puisse jamais vous en faire un crime.
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