Charles Bataillard

Résumé

Charles Bataillard Physiologie du nez (1853)

Rire au nez de quelqu'un, c'est se moquer de lui ; le regarder sous le nez, c'est vouloir le choquer ou le provoquer ; lui donner sur le nez, c'est le punir ou l'humilier; lui fermer la porte au nez, c'est l'expulser honteusement. Un nez à nazardes est celui d'un homme qui ne sait pas se défendre et sert aux autres de risée; mettre son nez partout, c'est vouloir se mêler des choses où l'on n'a que faire; se casser le nez, c'est aboutir à un mécompte ; donner du nez en terre, c'est succomber où se laisser abattre ; Jeter quelque chose au nez, c'est le reprocher
Source : Gallica

Charles Bataillard Physiologie du nez (1853)

Dans son désespoir, le plus pauvre a recours aux métaux les plus précieux pour remplacer le nez qui lui manque ! Vains sacrifices que ne compense, hélas ! aucune illusion : Rien n'est beau que le vrai ; le vrai seul est aimable.
Le nez, un organe sans mouvement et sans expression ! Ah ! Madame , lorsque vous avez prononcé ces mots avec une petite moue dédaigneuse, ce ne sont pas seulement vos lèvres charmantes qui se sont contractées
Source : Gallica

Charles Bataillard Physiologie du nez (1853)

Trois fois malheur aux nez complètement effacés provoquant ces sobriquets de camus, de camusat, de camuset, de quinaud, de camaret, de camard, qui font couler les larmes de l'enfance, suivent l'homme durant le cours de sa vie entière et se transmettent de génération en génération jusqu'aux descendans les mieux pourvus de ce qui manquait à leurs pères !
Source : Gallica

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