Résumé

Dublanchet La France de 1872 : études politiques (1872)

Divisions toujours, toujours divisions sanglantes ; la République ne discute pas, elle tue; le triangle est tantôt une barricade, tantôt un couperet aux lugubres éclairs. Quelques jours de meurtre, et le monstre fut repu, et l'Empereur fit le coup d'Etat du deux décembre sans aucun soulèvement, aucune protestation de la part du peuple, Que dis-je? Le peuple se sentit soulagé et acclama l'Empire. Tant il est vrai que la France n'est pas faite pour l'état démocratique.
Source : Gallica

Dublanchet La France de 1872 : études politiques (1872)

M. Thiers suspend sur la tête de l'Assemblée le glaive de son abdication ; Gambetta balconnise pour se préparer les voies à la dictature, et la France louvoie pour ne pas briser contre un écueil la coquille républicaine qui la porte.
Il n'en saurait être autrement. La République est le champ ouvert à toutes les ambitions, à toutes les vanités, à toutes les ignorances. D'expérience, de savoir, de moralité, point n'en est question. Un sculpteur, un ébéniste, un auneur de calicot se fait magistrat ou ministre, un caporal de la veille se métamorphose en général le lendemain.
Source : Gallica

Dublanchet La France de 1872 : études politiques (1872)

Le soldat revient-il, couvert de blessures, après de longues expéditions dans lesquelles il aura supporté le froid, les fatigues de la marche au milieu des marais, sous des ciels incléments, bravant lés aspérités des rochers et des montagnes, il trouve sa femme et ses filles déshonorées, ses enfants en prison et son lopin de terre réuni à l'immense propriété d'un riche voisin. La misère la plus crueele l'attend à la fin de ses jours. Le tableau n'est pas de moi, mais de Tacite, dont le fouet a sanglé tous les travers de la superbe Rome.
Source : Gallica

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