Résumé

Ecole du suffrage universel par Verum… (1882)

Passons maintenant à la deuxième base des religions: la récompense et le châtiment éternels.
Que nous disent les prêtres catholiques, pour ne parler que de ceux-là ?
Ils nous disent :
« C'est Dieu qui nous a faits.
» Dieu connaît l'avenir.
» Rien ne se fait sans la permission de Dieu. »
Est-ce que ces trois affirmations ne sont pas trois fois la négation de la raison d'être des religions ?
Car enfin :
Si Dieu nous a faits, il ne doit s'en prendre qu'à lui-même de nos imperfections ; nous no pouvons, par conséquent, mériter ni récompense, ni châtiment.
Source : Gallica

Ecole du suffrage universel par Verum… (1882)

N'oubliez jamais que la vérité réside dans la mesure, qu'elle est par conséquent, incompatible avec l'exagération.
Les conventions humaines ne sont pas la vérité, puisque ce que nous considérons comme vrai, nos voisins peuvent le tenir pour faux.
La vérité réelle s'impose également partout. Ainsi, deux et deux, par exemple, font quatre en tous pays.
La nature, qui nous a faits, ne nous permet pas de faire mieux qu'elle; donc la vérité nous sera révélée par l'étude des lois de la nature.
Source : Gallica

Ecole du suffrage universel par Verum… (1882)

Chaque clergé se dit, à l'exclusion de tous les autres, en possession de la vérité véritable à lui seul révélée par un être ou par des êtres imaginaires qu'il désigne par le mot « Dieu » ou par ses équivalents ; car les hommes qui, pour exploiter leurs semblables, ont inventé des centaines de religions, ont crée aussi des dieux innombrables qu'ils ont affligés de toutes les passions, de toutes les faiblesses qui sont l'apanage de l'humanité.
Source : Gallica

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