Résumé

Camille Maffre La Confusion de la politique et de la religion au dix-neuvième siècle… (1860)

Les nations qui seraient tentées de restaurer ce pouvoir à jamais détruit sauraient bientôt, à leurs dépens, tout ce qu'il porte en lui-même de divisions, de haines et de malheurs; leur nom s'inscrirait, avant deux générations, sur le martyrologe des peuples infortunés.
On voit que l'expérience, comme la raison, comme l'Evangile et comme la tradition catholique, condamne, sous peine de désordre et d'oppression, la confusion de la politique et de la religion. La justice de leur séparation est écrite dans la conscience de l'homme, dans l'histoire des peuples, dans le livre de Dieu.
Source : Gallica

Camille Maffre La Confusion de la politique et de la religion au dix-neuvième siècle… (1860)

Entre l'âme et Dieu, point de nuages pour empêcher la prière de l'homme d'arriver jusqu'au ciel! point d'obstacles à cette communion intime, qui, s'établissant entre le Créateur et sa créature, constitue le culte, manifestation de la religion !
Si un homme existait seul sur la terre, la religion existerait en même temps.
La politique, au contraire de la religion, est une oeuvre essentiellement collective. Sans société point de politique ! L'homme seul n'a pas besoin de lois.
Source : Gallica

Camille Maffre La Confusion de la politique et de la religion au dix-neuvième siècle… (1860)

Avec le libre examen, la foi du croyant peut se raffermir sans doute, mais il peut se faire aussi que le superbe édifice, construit péniblement par quinze siècles d'habileté et de génie, s'écroule en quelques années sous son souffle impitoyable et destructeur.
La confusion de la politique et de la religion n'est pas un dogme. Croyants et hérétiques, orthodoxes et dissidents, chrétiens et juifs, tous peuvent, sans craindre de compromettre l'oeuvre de leur salut, protester contre un pareil abus.
Source : Gallica

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