Résumé

Charles Mourey Discours sur les dernières années d'école… (1861)

N'est-ce pas une consolation ménagée par Dieu même , à l'éveil du cœur, et dans cet exil du berceau de nos premières affections ? N'est-ce pas une brise embaumée qui apporte au jeune homme les parfums avant-coureurs des meilleures joies de la vie, et aussi l'avant-goût de ses tristesses les plus amères? Ne peut-on pas la substituer parfois avec bonheur à des passions moins généreuses, obtenir souvent par elle d'héroïques vertus ? Apprend-on donc trop tôt à connaître , à gouverner son cœur ? L'amitié soutient, l'amitié stimule ; elle exerce à faire du bien par le conseil, la prière, l'exemple
Source : Gallica

Charles Mourey Discours sur les dernières années d'école… (1861)

Ami, il y a au monde, entre ta mère et ta sœur, entre tes aïeux et ta postérité , une frêle et douce créature qui t'est destinée de Dieu ; cachée à tous les regards, elle nourrit en silence la fidélité qu'elle te promettra; elle vit déjà pour toi qu'elle ignore, elle t'immole ses penchants, elle se reproche tout ce qui pourrait déplaire un jour au moindre de tes désirs : Ah ! garde-lui ton cœur comme elle te garde le sien ; ne lui apporte pas des ruines en échange de sa jeunesse
Source : Gallica

Charles Mourey Discours sur les dernières années d'école… (1861)

Eh bien, soit : nous acceptons le fait, vrai d'ailleurs en certaines circonstances ; mais ce qui suffit à la littérature pourrait ne pas suffire au devoir, si là comme partout les charges s'imposent d'après les revenus. Les fonctions et la propriété que sont-elles autre chose qu'une source d'influence en même temps que de prospérité, et quand elles n'enlèvent pas tout loisir, comment sauraient-elles soustraire à l'honneur, peut-être à l'obligation, désintéresser comme citoyen d'un pays libre à l'amélioration générale de la patrie ?
Source : Gallica

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