Charles Mourey, Discours sur les dernières années d'école… (1861)
“ N'est-ce pas une consolation ménagée par Dieu même , à l'éveil du cœur, et dans cet exil du berceau de nos premières affections ? N'est-ce pas une brise embaumée qui apporte au jeune homme les parfums avant-coureurs des meilleures joies de la vie, et aussi l'avant-goût de ses tristesses les plus amères? Ne peut-on pas la substituer parfois avec bonheur à des passions moins généreuses, obtenir souvent par elle d'héroïques vertus ? Apprend-on donc trop tôt à connaître , à gouverner son cœur ? L'amitié soutient, l'amitié stimule ; elle exerce à faire du bien par le conseil, la prière, l'exemple ”
