Résumé

Justin Fèvre Quelques mots sur Léon Téchener… (1888)

Téchener n'était pas seulement Quelqu'un, c'était une puissance.
Nous avions l'honneur d'être lié, avec M. Téchener, d'une amitié ancienne, gênée dans ses rapports par les distances, mais cordialement fraternelle. Ce qu'il aimait avec passion, nous l'aimons nous-même d'un
awour profond, que rien n'épuise, que rien n'apaise, qui s'excite plutôt dans la mesure même de ses satisfactions. Le voir était une joie; l'entendre, un bonheur; et passer avec lui quelques heures à voyager à travers - les livres, une grâce.
Source : Gallica

Justin Fèvre Quelques mots sur Léon Téchener… (1888)

A Paris, la dissipation est l'écueil ordinaire de la vie intime. Les devoirs de la vie publique sont si nombreux et si pressants, que, pour les remplir, on est souvent contraint de s'oublier. Au milieu de tous les tracas de sa profession, M. Téchener s'était fait, au cœur, une solitude, une espèce de sanctuaire où il se retirait volontiers, pour se recueillir. Là, en face de lui-même et en face de Dieu, il prévoyait toutes ses obligations, il ordonnait tous ses devoirs, et, comme il avait une bonne pensée pour tout, il apportait à tout un empressement exact et fidèle.
Source : Gallica

Justin Fèvre Quelques mots sur Léon Téchener… (1888)

Notre vieil ami, l'homme que nous aimions du plus profond du cœur, n'est plus ! Dieu l'avait retiré de la vie avant de lui envoyer la mort. Pendant deux années, presque étranger à tout ce qui avait usé prématurément ses forces, il ne retrouvait la plénitude de son intelligence que pour voir les ruines de lui-même et augmenter, par ses larmes, les regrets qu'inspirait son état. Enfin Dieu a eu pitié et a rappelé à lui cette âme qu'il avait purifiée par de longues épreuves.
Source : Gallica

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