Résumé

Ernest Girard Relation de la bataille de Dournon… (1879)

A l'instante prière des François, il leur fut accordé un sauve-garde pour transporter à Poligny led. de Maillot et les corps morts des gens de marque tués à la bataille de Dournon. Les Allemands se sont toujours montrés des alliés fidèles, fermes et courageux dans toutes les escarmouches détaillées, mais les détours, les ruses, avertissements et valeur des gens de Salins et de leurs bons voisins de la ville d'Arbois n'ont eu de tranquillité que lorsqu'ils ont vu l'ennemi en déroute et vaincu. Les valeureux citoyens sont oubliés, leurs noms sont ensevelis dans l'oubli du temps
Source : Gallica

Ernest Girard Relation de la bataille de Dournon… (1879)

Lorsqu'il apprit que Baudricourt,dont il étoit chéri et estimé, avait été mis en déroute et battu, il redoubla de fureur aux triomphantes acclamations des habitants de Salins qui ne cessoient de célébrer leur victoire. Le jour que le traître Allemand fut arrêté, il écrivit une lettre aux chefs de cette ville : elle étoit teinte de sang d'un côté, et de l'autre passée sur la flamme. Jaloux de jeter l'alarme et l'effroi dans le cœur de nos habitants, il les menace tous indistinctement du fer et du feu, s'ils ne se rendent au plus tôt à discrétion.
Source : Gallica

Ernest Girard Relation de la bataille de Dournon… (1879)

Les bourgeois et la garnison n'étoient pas d'humeur à voir ainsi flétrir leurs lauriers et prendre l'épouvante. Ils étoient munis de canons et commandés par les fameux Chapelard et Loyte, dont la fidélité et le courage étoient à l'épreuve. Ils répondirent au commandant de Bracon qu'ils lui conseilloient de quitter au plus vite son château ou qu'ils alloient le battre en brèche, après quoi ils useroient des voies dont ils étoient eux-mêmes menacés.
Source : Gallica

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