Résumé

Portrait de Eugène Hugo Eugène Hugo Trahison pour Trahison, par Eugène Hugo

« Qui se chargera de l’exécution ? » demanda le grand-maître.
Aucune voix ne répondit ; les ordres de l’empereur étaient si précis que personne ne se présenta.
— « Ce sera donc moi, » reprit le grand-maître avec emportement et comme irrité de ce silence.
Il descendit de son tribunal.
Il s’avança suivi des quatre bourreaux. Arrivé près des hommes d’armes, il leur demanda :
— « Où est mon fils ? »
Ils répondirent : « Il n’est pas loin. » Puis ils s’éloignèrent, et se perdirent dans la foule.
— « Enfin tu vas mourir, Eberhard, » dit le vieillard avec une joie féroce.
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Portrait de Eugène Hugo Eugène Hugo Trahison pour Trahison, par Eugène Hugo

Il se fit un grand silence ; puis, levant son épée, il s’écria d’une voix triomphante :
— « Il est mort !
— Qui est-ce qui est mort ? » répondit une voix que tous les assistans reconnurent avec effroi pour celle d’Eberhard.
On apporte des torches, on examine le cadavre, un bâillon lui fermait la bouche, le grand-maître reconnaît avec horreur son propre fils.
Il se relève. « Allumez des flambeaux, parcourez la forêt ; chevaliers, aidez-moi à reconnaître le traître qui est caché parmi vous ! »
Une voix se fait entendre :
« Malheur à ceux qui ont transgressé les ordres de l’Empereur ! »
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« tribunal défendu ! »
Le grand-maître se lève une seconde fois, et dit :
— « Malheur à nous, si la haine ou l’amitié ont quelque influence sur nos décisions ! Que le sang de l’innocent retombe sur notre tête, aussi bien que l’impunité du coupable !
Je cite devant vous, comme coupable de trahison, le chevalier Eberhard de Wolfenbuttel. »
Les quatre hommes armés de haches, placés aux quatre coins du tribunal, répétèrent trois fois à haute voix : « Eberhard de Wolfenbuttel. »
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