Résumé

Portrait de François Duhourcau François Duhourcau Portraits de villes et villages du Labourd… (1923)

Tu vois les palmiers et les rosiers du préau, me dit André. Ce sont pour moi de vieux amis. Combien de fois suis-je venu jadis rêver près d'eux ! Je ne me lassais pas de regarder la cathédrale. Elle est un joli alleluia. Elle semble avoir recueilli pour la tendre vers le ciel toute l'allégresse de la ville et de la contrée. Ses flèches que l'on aperçoit de la plupart des ruelles réjouissent les yeux ; aux petits artisans, aux pauvres qui sont privés de lumière, dans leurs boutiques ou leurs mansardes, elles dispensent les reflets du jour et une idée de la magie des aurores et des couchants.
Source : Gallica

Portrait de François Duhourcau François Duhourcau Portraits de villes et villages du Labourd… (1923)

Heureusement — pensions-nous tous deux, une série de beautés demeure auxquelles on ne pourra toucher. Elles assurent à Bayonne un charme immortel. C'est d'abord la Citadelle de Vauban posée comme une couronne murale sur les hauteurs de la rive droite de l'Adour et qui fait vis-à-vis à la Cathédrale dont le vaisseau léger et les hautes flèches ajourées s'enlèvent au-dessus des toits, double sceau qui atteste aux yeux de tous que Bayonne reste la métropole religieuse et militaire du pays.
Source : Gallica

Portrait de François Duhourcau François Duhourcau Portraits de villes et villages du Labourd… (1923)

En pleine ville, c'est le joli pont Mayou difformisé et, sur le pourtour des glacis, un paysage dégradé : la lèpre des terrains vagues, un vélodrome, de sots balustres de ciment, des fossés comblés, des remparts découronnés de leurs tertres, des murailles éventrées, une porte d'Espagne autour de laquelle règne la désolation et qui semble attendre son tour de massacre.
Source : Gallica

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