Gabriel Vicaire

Gabriel Vicaire

Résumé

Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Les Poètes du terroir

EN BRESSE
À Léon Valade.
Il soufflait, cette nuit, un grand vent de jeunesse.
Ah ! bonsoir aux soucis maintenant ! Notre Bresse
A mis à son corsage une fleur de pêcher.
La vieille fée en Saône a jeté sa béquille,
Et rit à pleine voix comme une jeune fille.
Hourra ! l’amour au bois, l’amour va se cacher !
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Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Les Poètes du terroir

La destinée de Gabriel Vicaire a été courte, mais bien remplie ; en moins de quinze années il a produit une œuvre variée et durable et d’une unité parfaite. Depuis son livre de début. Les Emaux bressans (Paris, Charpentier et Fasquelle, 1884, in-18) [2] où il montra d’un seul coup toutes ses ressources d’originalité, jusqu’à ses recueils posthumes il n’a cessé d’être « lui-même » sans jamais se répéter.
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Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Les Poètes du terroir

Reçu licencié en droit, après l’invasion, il se fit inscrire au barreau de Paris ; mais il plaida peu, préférant « la conquête du vert laurier » à l’exercice de la chicane. Il vécut dès lors en toute indépendance, « habitant tour à tour place de l’Observatoire, puis rue Madame, 9, rue Racine, 16, rue de Vaugirard, 63, rue de Grenelle, et en dernier lieu, 26, rue Denfert-Rochereau. Il ne quitta ce dernier domicile que pour se rendre dans la maison de santé du docteur Comar, où il devait trouver la mort après une longue et douloureuse agonie de dix-sept mois [1] , » le 23 septembre 1900.
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