Henri Chauvot

Résumé

Henri Chauvot Justification des faits (1876)

J'y ai été opposé : car j'étais chargé de la correspondance, et ce n'est pas moi qui ai demandé la pièce, et ce document est le seul que M. Pascal n'ait pas fait passer par le comité que je présidais! Au préfet j'avais dit : Si, comme aux deux élections précédentes, le candidat républicain est élu dès le premier tour, votre lettre est inutile; si c'est le général qui arrive second, il vaut mieux que l'amiral ne parle qu'après le dépouillement, comme à l'ordinaire; lorsqu'on veut persuader, même des amis, il ne faut pas commencer par les blesser, et c'est ce que vous allez faire!
Source : Gallica

Henri Chauvot Justification des faits (1876)

La loyauté ne fait évidemment pareille méprise que sur le terrain d'autrui. Le candidat absent ne fût-il pas pour très-peu dans cette lettre qu'il n'avait ni conçue ni rédigée? Ayant écrit à ses procureurs : Consultez nos amis ! M. Larrieu ne fut-il pas pour très-peu dans leur manque d'égards envers le Comité qui faisait les frais de l'élection? Voilà le procédé dont je me suis plaint alors que M. Pascal était encore préfet, car mon rapport est du 10 mars et sa révocation du 24.
Source : Gallica

Henri Chauvot Justification des faits (1876)

Et le candidat n'a vu dans cette pièce qu'un acte de désintéressement de sa part, voici M. Autran : « En 1874 fut posée la candidature de l'amiral Larrieu, un de mes anciens amis. La veille de » l'élection, je reçus une lettre de l'amiral qui en renfermait une autre destinée au rédacteur en » chef du Journal de Bordeaux; l'amiral me disait : La lettre ci-jointe vous prouvera mon » désintéressement ; je suis convaincu que le général aura plus de voix que moi, aussi j'en» gage les conservateurs à ne pas se diviser au second tour. »
Source : Gallica

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