César Pradier, Rapport sur la situation entre M. Frédéric Morin… (1871)
“ Par un hasard singulier, une compagnie d'artilleurs de marine, égarée dans la troupe de Garibaldi, après avoir combattu dans l'armée de la Loire, se trouve à Mâcon, sous les ordres du commandant Wits. Ces hommes avaient leurs canons chargés et rangés sur la promenade en face de l'Hôtel-de-Ville. Quand ils virent un marin — leur amiral l'appelaient-ils — entraîné, insulté par une populace grossière, le coeur de ces hommes bondit dans leurs poitrines ; le commandant accourut et consulta le général du regard ; ce regard disait tout. Les canonniers étaient à leurs pièces. ”
