Résumé

Henri Lasvignes L’Antisémitisme en Allemagne

L’antisémite théorique se borne à gémir sur les influences judaïques qui gâtent les mœurs allemandes, la pensée allemande, l’art allemand..., et le christianisme allemand. Et ici la folie de l’ethnos se donne libre cours.
La conception juive du monde est, paraît-il, inassociable avec la conception germanique. C’est là le fond de la querelle du christianisme et du judaïsme. Mais, dira-t-on, la conception chrétienne est issue de la conception sémite ; le christianisme n’est qu’un judaïsme prolongé.
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Henri Lasvignes L’Antisémitisme en Allemagne

Une fois maîtres du socialisme, en avant pour la « Judenhetze », chasse aux juifs. « Vraiment ils sont trop », dit-il un jour en réunion publique, par allusion aux 500,000 Israélites de l’Allemagne. Parole qui fit, en son temps, couler des flots d’encre.
Donc : Pille ! Pille ! Tue ! Tue ! M. Stœcker ne s’en est jamais caché : « L’antisémitisme triomphera par la révolution ; il faut soulever le peuple contre les juifs ; il faut une révolution, et elle viendra, soyez-en sûr, c’est mathématique. »
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Henri Lasvignes L’Antisémitisme en Allemagne

Pour lui, c’est la faute au libéralisme si les instincts de décadence ont pénétré le pays. Or, un antisémite pur sang ne distingue pas entre libéralisme et judaïsme. Le libéralisme est judaïque, le judaïsme est libéral.
En effet, le libéralisme n’est pas d’essence germanique. Le Juif, reconnaissant à la Révolution de son émancipation, s’est fait en Allemagne le porte-paroles des idées de 1789.
La presse libérale est presque entièrement aux mains des juifs.
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