Résumé

Jacques-André Millot Discours tel qu'il devait être prononcé à la séance publique de la Société académique des sciences… (1809)

MÈRES AFFECTUEUSES! vous devez ce présent à vos enfans ; oui, la nature vous en fait un devoir en présentant cette satisfaction à votre tendresse; il est un des moyens qui vous assurent la conservation de vos aimables créatures avec ces traits régulièrement agréables, cette constitution forte et ces perfections physiques dans lesquelles vous les avez reçues des mains de la nature ; lui seul peut les soustraire aux traits cruels que la petite-vérole laisse, quand elle ne dépose ses victimes qu'au bord du tombeau: tout exige de vous ce devoir, et vous en devez l'exemple aux générations futures.
Source : Gallica

Jacques-André Millot Discours tel qu'il devait être prononcé à la séance publique de la Société académique des sciences… (1809)

Et si vous ne voulez pas
vous exposer à des remords longs et douloureux, ne confiez point à des mercenaires les fruits d'un heureux hymen : songez, songez que, par ce moyen, un sang étranger va couler dans leurs veines, et que d'autres que vous recevront les caresses de ces aimables créatures, qui, fidèles au sein qui les nourrit, ne connaissent que lui, et qui, loin de vous reconnaître pour leurs mères, ne vous envisageront qu'en pleurant ; car la femme qui abandonne son enfant à une nourrice d'emprunt, relâche singulièrement les liens de l'amour réciproque que la nature inspire
Source : Gallica

Jacques-André Millot Discours tel qu'il devait être prononcé à la séance publique de la Société académique des sciences… (1809)

Si c'est un fils que l'amour vous a donné , devancez le moment critique
où la nature, faisant entendre sa voix impérieuse, commence à faire sentir à ce jeune adolescent la futilité des jeux qui l'ont amusé jusqu'à ce jour; où son cœur, s'ignorant encore, soupire et devine seulement qu'il est d'autres plaisirs: à cette époque, le sang fermente et bouillonne dans les canaux de ce jeune homme, qui, ayant acquis de nouvelles facultés, entrevoit l'aurore d'un nouveau mode d'existence, et qui déjà se croyant homme, forme d'autres vœux.
Source : Gallica

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