Résumé

Jauze L'Esculape des Batignolles, ou les Métamorphoses de Henri Joubert… (1829)

Les malades qui voyaient plus souvent le carrier-équarisseur déguisé en médecin que le professeur, crurent à ses paroles de saltimbanque et de charlatan ; son langage sot et mystérieux persuada. En parlant aux malades, il prenait le ton de l'inspiration , et leur disait : C'est moi qui suis le maître ; je suis, il est vrai, obligé d'avoir un médecin pour me garantir des poursuites que l'Ecole dé médecine dirige contre les hommes à talent comme moi.
Source : Gallica

Jauze L'Esculape des Batignolles, ou les Métamorphoses de Henri Joubert… (1829)

Toujours bouffi d'orgueil et d'ignorance, le carrier Joubert ruminant sur sa situation , se dit en lui-même : oui je suis médecin, chirurgien, botaniste et apothicaire. Pourquoi pas? est-il si difficile de faire un pansement et de dicter une ordonnance. D'ailleurs je me suis laissé dire qu'un certain Figaro faisait des médecines de chevaux qui ne laissaient pas de guérir par-ci, par-là, quelques auvergnats et limousins. Nos paysans sont du même acabit. A la vérité je ne sais ni lire ni écrire ; après tout tant pis pour ceux qui auront la mémoire courte et qui se tromperont.
Source : Gallica

Jauze L'Esculape des Batignolles, ou les Métamorphoses de Henri Joubert… (1829)

S'ils viennent à mourir ce sera leur faute, et encore une fois tant pis pour eux. S'il voyait une guérison, il s'écriait: en vérité, j'ai eu bien de la peine; semblable au médecin de Molière qui s'essuyait le front pour avoir rendu la parole à une fille qui n'étoit pas muette. Rempli de son idée, le carrier-équarisseur joue le rôle de médecin en l'absence de son maître ; sans lui rendre compte de ses actions et de ce qui s'était passé pendant l'absence du professeur, il pansait les malades à tort et à travers, en leur tenant des discours dignes d'un ignorant dé son espèce.
Source : Gallica

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